Entrelacement

« Sens dessus dessous » \sɑ̃ də.sy də.su\

Étymologie (XVe siècle) De c’en dessus dessous, abréviation de « ce qui est en dessus mis en dessous ».
– Tourné de telle façon que ce qui devrait être dessus ou en haut se trouve dessous ou en bas.
– Dans l’ordre inverse.
– Dans un grand désordre.

Entrelacs : En peinture et en sculpture, les entrelacs sont des ornements évoquant des cordes sans extrémités et enchevêtrées, en général symétriques ou se répétant le long d’une frise, avec des croisements visibles qui permettent de suivre chaque corde le long de son tracé (: source WIkipédia).

Dans votre réalisation, affirmez l’effet « sens dessus dessous » en choisissant les moyens plastiques les plus adéquats à vos choix.

Références artistiques possibles :

  • Lucio FONTANA, Concetto spaziale, Attese, 1958, peinture vinylique sur toile, incisions, 125 x 100,5 cm,
  • Les œuvres des affichistes : Jacques VILLEGLÉ, Raymond HAINS et Mimmo ROTELLA,
  • Simon HANTAÏ, Étude, 1969, huile sur toile, 275 x 238 cm
  • François ROUAN, Cassone VI, 1980-1981, huile sur toile, 210,3 x 360,7 cm,
  • Frank STELLA, La vecchia dell’orto (Cones and Pillars, La vieille au jardin), 1986, peinture acrylique, laque glycérophtalique, peinture fluorescente sur 11 éléments et panneau en aluminium alvéolés (« Nid d’abeille »), 305 x 348 x 150 cm, 240 kg,
  • Shin SUNG-HY, Peinture Spatiale, 2002, technique mixte sur toile, 162,1 x 259,1 cm.

Notions abordées : entrelacement, emboîtement, plan, interférence, fractal, rythme (série), nœud gordien.

En 1964, François ROUAN choisit de découper et de tresser des papiers puis des tissus peints pour contourner l’inhibition devant la toile blanche. Peu à peu, il précise sa technique de tressage : il imprime des motifs sur deux toiles qui sont ensuite découpées et nattées. Il travaille par séries. Pendant les années quatre-vingt-dix, il peint à la cire. Il exécute par « construction et déconstruction » des travaux préparatoires à partir de papiers découpés et juxtaposés. Il les reproduit dans des peintures qui conservent une distanciation et une apparence complexe et fragmentée.

En 1955, Simon HANTAÏ découvre Jackson Pollock et l’Action Painting qui l’influenceront durablement. Passée sa première série gestuelle, intitulée Sexe-Prime (1956), il commence à utiliser le pliage. Depuis, il compresse, froisse, noue la toile avant de la peindre et de la déplier. Il décline ses abstractions par séries ; elles sont très blanches ou plus colorées, brutes ou fines, compactes, flottantes ou géométriques. Le premier cycle s’intitule Mariales (1960-68). Viennent ensuite les Toiles pour Reverdy (1969), les Blancs (1973-74) puis les Tabulas (depuis 1974).

Shin SUNG-HY : « Mes toiles sont peintes pour être déchirées. »
L’acte de déchirer, de lacérer est une mise en question de l’art contemporain ; celui de plier et nouer est la réponse de l’artsite coréen. Pour l’espace, il abandonne la surface plane en croyant que l’on doit s’abandonner pour renaître. Peindre consiste donc d’abord à se rappeler ce à quoi nous devons renoncer.


  • Questionnement(s) :
    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les qualités physiques des matériaux.
    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.
  • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
  • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
    Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.
  • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
    Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine