Fantasmagorique monde en noir et blanc

L’expression « noir et blanc » désigne des genres techniques en photographie, au cinéma, à la télévision, ainsi que des types de représentations esthétiques. Elle peut se rapporter à :

  • une œuvre comportant outre le noir et le blanc, tous les gris intermédiaires (par exemple une photographie en niveau de gris) ;
  • une œuvre ne comportant que le noir utilisé comme encre sur le papier blanc.

Par le dessin d’un monde fantasmagorique*, vous mettrez en évidence dans la réalisation d’un monotype**, les qualités du noir, notamment sa capacité à faire ressentir la lumière.

* Fantasmagorique : adj. de fantasmagorie + -ique ; du latin phantasma, « image de l’esprit ». Qui appartient à l’imaginaire.
** Le monotype est une estampe obtenue par un procédé non reproductible et de ce fait ne peut être classé dans la catégorie des gravures. Le terme de gravure induit que la surface de la plaque ne soit creusée, gravée. Or pour réaliser un monotype, l’artiste enduit directement sur sa plaque de métal ou de verre une fine couche d’encre, puis, avant que celle-ci ne sèche, il dessine avec un outil (stylet, pointe, pinceau…) sur la surface. Le dessin achevé, il dépose une feuille de papier qu’il presse sur la plaque ; l’encre est alors transférée sur la feuille. Avec cette technique, l’artiste ne peut réaliser qu’un seul exemplaire.

Références artistiques possibles :

  • Edgar DEGAS, Le Tub, 1876-1877, monotype, 42×54 cm, Bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art, Paris (détail dans la bandeau)
  • Edgar DEGAS, Le Foyer (La Cheminée), 1880-1885, monotype sur papier, 42,5×58,6 cm, The Metropolitan Museum of Art, NY
  • Ernst Ludwig KIRCHNER, Five Cocottes, gravure sur bois, 1914, Museum of Modern Art, NY
  • Erich HECKEL, Strahlsund, 1913, gravure sur bois, 21×46 cm
  • Frans MASEREEL, Planche extraite de La Ville, gravure, Paris, 1925
  • Ludwig MEIDNER, Rue, encre, 1913
  • Giacomo BALLA, Profondeurs dynamiques, fusain, 1912
  • Mark ROTHKO, Untitled (Black, Red over Black on Red), 1964, huile sur toile, 205×193 cm
  • Pierre SOULAGES, Peinture 202×453 cm 29 juin 1979, diptyque, huile sur toile (http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-soulages/ENS-soulages.html)
  • Robert RYMAN, Chapter, 1981, huile sur toile de lin, 4 attaches métalliques, 223,5×213,5 cm

Les techniques de l’estampe

La gravure désigne l’ensemble des techniques artistiques qui utilisent l’incision ou le creusement pour produire une image ou un texte. Le principe consiste à inciser ou à creuser à l’aide d’un outil ou d’un mordant une matrice. Après encrage, celle-ci est imprimée sur du papier ou sur un autre support. L’œuvre finale ainsi obtenue s’appelle une estampe.
Par abus de langage, les termes « gravure », « estampe » et « tirage » sont souvent confondus.

Procédés de gravure

La gravure en taille d’épargne :
La planche est creusée partout où l’impression ne doit pas avoir d’effet ; le dessin seul est conservé au niveau initial de la surface de la planche, il est épargné. L’impression d’une gravure en taille d’épargne peut se faire à la main, ou sur une presse typographique. C’est la technique employée pour la gravure sur bois et la linogravure.

La gravure en taille-douce :
La gravure en taille-douce, ou gravure en creux, se pratique le plus souvent sur du cuivre. Contrairement à la taille d’épargne, l’encre va se déposer dans les creux gravés par l’artiste. L’impression de la plaque se fait sur une presse à taille-douce.

La gravure à plat :
Certains ajoutent la gravure à plat (ou impression à plat, ou planographie) aux deux précédentes catégories. C’est le cas de la lithographie ou du monotype qui ne nécessitent pas de reliefs, et ne sont donc pas des gravures au sens strict du terme, mais assimilés comme tels. Cependant, la première forme de la lithographie, inventée et lentement mise au point par Aloys Senefelder à partir de 1796, était une technique d’impression basée sur un très faible relief.

Jodi Hauptman, curateur du MoMA et  Karl Buchberg, conservateur explore le procédé des monotypes d’Edgar DEGAS avec les imprimeurs Andrew Mockler et Jennifer Marshall des Éditions Jungle Press :

Le monotype est une technique d'estampe qui nécessite la gravure de la plaque.

Comment dénomme-t-on la technique où l'encre appliquée sur l'ensemble de la plaque est partiellement retirée pour laisser apparaître le dessin ?

Quel outil parmi ces trois n'est pas utilisé pour un monotype ?

La plaque est passée sous presse avec un papier qui reçoit l'épreuve. Ce papier est habituellement :

Edgar DEGAS est revenu sur les épreuves après tirage en les rehaussant de couleurs en utilisant :


  • Questionnement(s) :
    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre :  la matérialité et la qualité de la couleur.
  • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
    Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
    Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

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