L’espace dans tous les sens

Vous rechercherez dans votre réalisation à induire une sensation d’avancée/ recul ou de proximité/ éloignement sans avoir recours au système perspectif.

Comment représenter l’espace tridimensionnel sur une surface bidimensionnelle ?

Références possibles :

  • Piero della FRANCESCA, la Flagellation du Christ, 1455–1460, 58,4×81,5 cm, Galleria Nazionale delle Marche, Urbino
  • Paul VÉRONÈSE, Villa Barbaro, 1560-1561 – fresques de la Sala a Crociera, décor en trompe-l’œil du mur nord du croisillon oriental
  • Paul CÉZANNE, Route devant la Montagne Sainte-Victoire, 1898-1902, 78×99 cm, Musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg
  • Georges BRAQUE, Le Viaduc à L’Estaque, 1908, 72,5×59 cm, Musée National d’Art Moderne, Paris
  • David HOCKNEY, Place Furstenberg. Paris, collage photographique, 88,9×80 cm, 7,8 et 9 août 1985
  • ART & LANGUAGE, Index (Incident dans un musée Francisco Sabaté), 1986, acrylique sur toile 173,5×270,2 cm
  • Georges ROUSSE, Sargadelos, 2001, photographie (cf. anamorphose)

Vocabulaire :

Trompe-l’œil : image exécutée de façon à créer une impression de relief en jouant avec la perspective, apparence trompeuse.

Perspective : art de représenter, sur une surface plane, des objets tridimensionnels tels qu’ils apparaissent vus à distance et dans une position donnée.
L’effet de profondeur obtenu dans les œuvres graphiques et picturales se veut coïncider avec la perception visuelle qu’en aurait un observateur en un point donné. D’intuition, de moyen technique, la perspective devient progressivement rigueur mathématique. Retenons notamment  :

  • la perspective atmosphérique qui consiste à marquer la profondeur de plans successifs en leur donnant progressivement (du proche au lointain) la couleur de l’atmosphère, du ciel ;
  • la perspective axonométrique dont les lignes de fuite sont parallèles (perspective utilisée en architecture ou en dessin industriel et dans l’art oriental) ;
  • la perspective conique dont les lignes de fuite convergent en un point situé sur la ligne d’horizon. Les premiers traités de perspective s’inspirent de la perspective géométrique inventée par Brunelleschi, théorisée par Alberti et relayée, notamment, par celui de Piero della Francesca (De prospectiva pingendi, vers 1490).