Mise en scène héroïque

Proposez une mise en scène héroïque fictionnelle — ayant un caractère narratif, sous la forme d’une maquette utilisant photographie(s) de vous-même et petits objets de diverses natures. Dans un second temps, vous photographierez votre réalisation : une attention toute particulière sera portée au cadrage, à la mise au point et à l’éclairage de l’objet.

Termes utilisés lors de la verbalisation :
autofiction : (néologisme de Serge Doubrovsky, source Wikipédia) récit fondé, comme l’autobiographie, sur le principe des trois identités (l’auteur est aussi le narrateur et le personnage principal), qui se réclame cependant de la fiction ;
fiction : invention, création qui doit davantage à l’imagination qu’à la réalité ;
scène narrative : figuration d’une histoire ou d’un événement ;
narration : suite de faits articulés dans le temps entre un début et une fin, récit ;
simulacre : apparence sensible qui se donne pour une réalité ;
point de vue ; cadrage ; plans ; composition ; vraisemblance et ressemblance.

Références artistiques possibles :
Louis XIV en costume de sacre, Hyacinthe Rigaud, huile sur toile, 277×194 cm, 1701
Raising the Flag on Iwo Jima, Joe Rosenthal, photographie, 23 février 1945
Singing Sculpture, Gilbert et George, photographie, 1969
Saynètes comiques : je suis content, c’est mon anniversaire, Christian Boltanski, photographie rehaussée au pastel, 98×68 cm, 1974
Untitled #153, Cindy Sherman, photographie, 1985
Story Art (avec fantôme des Beaux-Arts), Jean Le Gac, dessin et projecteur de cinéma, 250×340 cm, 1986
Photo Under Water, William Wegman, photographie, 1971 (www.williamwegman.com)
Chorégraphie d’aujourd’hui, Pierrick Sorin, installation vidéo et aquarium, 2001 (www.pierricksorin.com)
La perplexité de Sisyphe, Gilbert Garcin, photographie, 2002 (www.gilbert-garcin.com/)

« Débris rescapés du Meccano de son fils, bouts de ficelles et petits cailloux, armé de colle de ciseaux et de son appareil photo, Gilbert Garcin bricole de minuscules maquettes, pour lesquelles il bidouille des éclairages « pour faire vrai » et photographie ainsi, jour après jour, les différents actes de son petit théâtre intérieur. Jouant avec ses autoportraits, et clonant sans complexe sa silhouette de « Monsieur Tout-le-Monde » il se met ensuite en scène dans des situations les plus surréalistes ; le voici donc tour à tour Sisyphe poussant son énorme pierre, ou pauvre hère derrière une pendule à Courir après le temps, L’égoïste jouant à saute-mouton avec lui même à perte de vue, ou Le Paon faisant la roue avec sa propre effigie. »
Extrait de Le petit théâtre de M Garcin, un article d’Armelle Canitrot, dans Pour voir n°4, sept 2000


Le danger des images, Gilbert Garcin, 2009