Mon pire cauchemar, un monstre sort du mur

Imaginez la scène suivante : une créature monstrueuse apparaît en passant à travers le mur.

  • Dessinez la scène, puis la créature sous différents angles.
  • Utilisez ces croquis pour réaliser une maquette ressemblante en papier et carton de 30 cm dans sa plus grande dimension.
  • Mettez la maquette en situation ; c’est-à-dire proposez une mise en scène dans un accrochage particulier, une installation, ou même, un environnement. Aidez-vous des questions suivantes. Comment sollicitez-vous les sens du spectateur ? Comment la réalisation s’intègre-t-elle dans le lieu ? Comment celle-ci met-elle en œuvre un dispositif pour raconter l’apparition du monstre ?

Références artistiques possibles :

H.R. GIGER, vue de l’exposition au Lieu unique à Nantes, 2017
  • Johann Heinrich FÜSSLI, Le Cauchemar, 1781, 102 x 127 cm, peinture à l’huile
  • El LISSITZKY, Proun-Raum, 1923, 3,2 x 3,6 x 3,6 m, installation
    El Lissitzky est le pionnier de la création d’espace pour exposer des tableaux. Pendant la Grande exposition de Berlin en 1923, il crée l’espace proun, une salle qui traduit en trois dimensions le concept spatial des prouns. Cet espace présentait un ensemble de formes géométriques abstraites avec lesquelles les visiteurs devaient participer activement. El Lissitzky renouvelait les expositions traditionnelles d’œuvres d’art en mélangeant des expériences visuelles, spatiales et temporelles et en inventant une série rythmique de formes et de couleurs liées entre elles dans l’espace réel d’une salle. Source Wikipédia
  • Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, assemblage, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
    Les reliefs picturaux et contre-reliefs d’angle réalisés avant la révolution d’Octobre constituent la contribution la plus importante de Tatline et la plus radicale à l’art moderne. Les contre-reliefs de Tatline entendent rompre totalement avec toutes les pratiques artistiques. « Les trois dimensions sont trop à l’étroit sur la surface de la toile. »,  avec les contre-reliefs, il invalidait les lois de la peinture et créait ainsi en quelque sorte un nouveau genre artistique, une nouvelle approche du matériau mis en œuvre.
  • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2001. mannequin en cire, cheveux naturels, 150 x 60 x 40 cm
  • Alain SÉCHAS, Les Somnambules, 2002, Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, Paris
  • H.R. GIGER, Necronom (Alien III), 2005, polyester et métal
  • Antony GORMLEY, Lost Horizon I, 2008, installation, White Cube, Mason’s Yard, London, England
  • Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, polystyrène, structure métal, résine polyester, peinture époxy jaune, 495 x 151 x 110 cm
  • Xavier VEILHAN, Le buste de Le Corbusier, 2013, résine polyester, mousse PU, polystyrène, inox ; 1836 x 662 x 395 cm
  • Maurizio CATTELAN, Sans titre, 2013, cheval naturalisé, 300 x 170 x 80 cm
Vladimir TATLINE, Contre-relief d’angle, 1914, fer, zinc, aluminium, Musée de St. Petersburg
Xavier VEILHAN, Sophie, 2008, sculpture en situation au restaurant « Le Germain » à Paris

Questionnement(s) :

  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
  • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

  • Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique et en anticiper les difficultés éventuelles.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


Gargouille (du latin garg-, gorge, et de l’ancien français goule, gueule) : Elle constitue, dans le domaine de l’architecture, une partie saillante d’une gouttière destinée à faire écouler les eaux de pluie à une certaine distance des murs.
Ce type d’ouvrage sculpté, généralement en pierre, est souvent orné d’une figure animale ou humaine typique de l’art grotesque roman puis surtout gothique.
Par métonymie, elles désignent toute figure sculptée évacuant de l’eau et représentant le plus souvent un animal monstrueux.
Source Wikipédia

Bas-Relief : Ouvrage de sculpture adhérant à un fond, dont il se détache avec une faible saillie. La particularité des bas-reliefs est de ne présenter le sujet représenté que faiblement détaché du fond. Il y reste habituellement engagé à mi-corps.
On parle de haut-relief si une plus grande partie se détache du fond.

DIY – Do It Yourself
L’appelation DIY désigne à la fois :

  • des activités visant à créer ou réparer des objets de la vie courante, technologiques, ou artistiques, généralement de façon artisanale ;
  • un mouvement culturel, notamment musical.

Dans la culture punk, l’éthique DIY est liée à la vision punk anti-consumériste, c’est un rejet de la nécessité d’acheter des objets ou utiliser des systèmes ou procédés existants.
Qu’est-ce qui s’apparente à la philosophie du faites-le vous-même ?
– Toute activité, où l’on n’est plus spectateur ou consommateur.
– Participer, et échanger ses connaissances, sa culture, son information, débattre et décider par exemple sur une encyclopédie libre.
– Toute activité créatrice « artisanale » (non industrielle).
– Tout recyclage, consumériste, technologique ou culturel.
– Auto-édition de livres, magazines, bandes dessinées et de remplacement.
– Groupes ou artistes solos libérant leur musique (musique libre) ou la finançant sans les maisons de disques.
– La culture de la cassette et de la copie privée ou plus (dans la culture punk).
– Création artisanale comme le tricot, la couture, des bijoux faits à la main, céramiques, etc.
– En informatique, les logiciels libres.
– En comédie, le détournement situationniste ou tout simplement toute parodie.
– L’auto-régulation, l’auto-organisation, la démocratie directe.


Techniques à envisager pour la réalisation de votre monstre :

Papercraft de T-Rex

Le Papercraft ou le Paper-Toy sont des maquettes réalistes en papier issu de l’art japonais de l’origami et plus généralement des méthodes de pliage du papier.

Trophée décoratif par découpe sur bois
Trophée décoratif en papier mâché

Le papier mâché est un matériau composite constitué de bandelettes de papier ou de pâte à papier, parfois renforcés de textiles, liés avec un médium tel que la colle vinylique, l’ amidon, ou colle à papier peint. Une fois la colle séchée, l’objet ainsi formé durcit et garde la forme.
Le papier mâché est traditionnellement utilisé pour réaliser des grosses têtes et figures géantes de carnaval.


Eric TESTROETE, Papercraft Self Portrait, , 2009
Source : http://testroete.com/index.php?location=head

La tête a été modelée dans 3ds Max à partir de photos. La dernière modélisation comptait 370 triangles. Elle a été conçue de manière à ce quelle puisse tenir sur la tête posée sur mes épaules et maintenue par une veste.

Pepakura a été utilisé pour décomposer le modèle en sections imprimables. L’utilisation de Pepakura présente l’avantage de garantir que tous vos UV (: la cartographie UV est un processus de modélisation 3d consistant à projeter une image 2d sur la surface d’un modèle 3d) ont la même échelle les uns par rapport aux autres (extrêmement important lorsque vous imprimez et pliez) et permet de calculer la taille du modèle plié.

Les morceaux au fur et à mesure qu’ils sortent de l’imprimante sont coupés et pliés puis assemblés pour créer la tête