Éloge de la mollesse

Éloge : paroles ou écrit à la louange de quelqu’un, de quelque chose.
Mollesse : état, caractère de quelque chose, de quelqu’un qui est mou.

En utilisant un matériau inhabituel, vous produirez un travail plastique tridimensionnel : sculpture ou installation, faisant l’éloge de la mollesse, c’est-à-dire, témoignant du remplacement des matériaux traditionnellement durs (: bois, fer, pierre, etc.) par d’autres plus lâches, malléables, inconsistants (: textile, corde, caoutchouc, film plastique, etc.).

Lors de la verbalisation, les élèves seront amenés à s’interroger sur le dispositif de présentation, sur l’installation de leurs travaux.

Références proposées en recherche :

  • ÉTIENE-MARTIN, Demeure V, 1962, tissu, cordages variés, cuir
  • Claes OLDENBURG, Typewriter, 1963, toile, kapok, bois et ficelle
  • CÉSAR, Expansion, 1968, polyuréthane
  • Robert MORRIS, Wall Hanging, 1969-1970, feutre lacéré, 250 x 372 x 30 cm (reproduit ci-dessus)
  • Eva HESSE, Contingent, 1969, fibre de verre et latex sur gaze, 350 x 630 x 109 cm
  • Robert SMITHSON, Glue Pour, 1970
Glue Pour de Robert Smithson, 1970
Contingent d’Eva Hesse, 1969

Questionnement(s) :

  • La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière – les qualités physiques des matériaux.
  • L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la présence matérielle de l’œuvre dans l’espace, la présentation de l’œuvre – l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

Confronter intention et réalisation dans la conduite d’un projet pour l’adapter et le réorienter, s’assurer de la dimension artistique de celui-ci.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.
  • Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.
  • Expliciter la pratique individuelle ou collective, écouter et accepter les avis divers et contradictoires.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine