Haute montagne blanche

« Haute montagne blanche, sapins noirs, petites maisons blanches, prairies vertes avec des vaches noires et blanches. » U Klemm, Berlin, 1926

#contraste #clair-obscur

Le contraste du clair-obscur est l’un des moyens d’expression des formes les plus expressifs. Dans la composition proposée, une forme grande et sombre prend plus d’importance quand elle s’oppose à une forme petite et claire. Un ton gris paraît plus clair ou sombre selon qu’il est comparé à un ton plus sombre ou plus clair.

Mettez en image le court texte « Haute montagne blanche ». Pour cela, vous n’utiliserez qu’un crayon à papier 2B, une estompe et une gomme. Au cours de la réalisation, vous serez attentif aux effets de contrastes. Les contrastes haut-bas, grand-petit et clair-obscur doivent être respectés dans la composition et utilisés judicieusement.

Références artistiques possibles

  • LE CARAVAGE, Le Martyre de saint Matthieu, 1600, huile sur toile, 323 x 343 cm, Chapelle Contarelli, Église Saint-Louis-des-Français de Rome
  • REMBRANDT, Le philosophe en méditation (ou Intérieur avec Tobie et Anne), 1632, huile sur panneau de bois, 28 x 34 cm, Musée du Louvre, Paris
  • Georges DE LA TOUR, Madeleine à la veilleuse, 1640 – 1645, huile sur toile, 128 x 94 cm, Musée du Louvre, Paris
    Georges de La Tour a traité, à trois reprises au moins, le thème de la Madeleine pénitente comme le prouvent les tableaux conservés au County Museum of Art de Los Angeles, à la National Gallery de Washington et au Metropolitan Museum de New York. Dernier en date, le tableau du Louvre est le plus strictement composé. https://www.louvre.fr/oeuvre-notices/la-madeleine-la-veilleuse
  • Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903, photogravure dans Camera Work
  • Ansel ADAMS, Winter Sunrise, Sierra Nevada, from Lone Pine, 1944, photographie (en bandeau)
  • Anish KAPOOR, Descent into Limbo (Descente dans les limbes), 1992, installation à l’occasion de la Documenta 9 de Cassel (Allemagne)
    L’installation est abritée dans un bâtiment de forme cubique et éclairée par des ouvertures zénithales. Le visiteur pénètre dans une pièce aux murs blancs et distingue au sol, au milieu de la pièce, un disque noir. Il s’agit en réalité d’une illusion d’optique puisque le disque noir se révèle en fait être un trou, creusé par l’artiste dans le sol et peint en noir.
    Jouant sur un effet d’optique, l’œuvre invite le spectateur à se questionner sur ses perceptions visuelles parfois trompeuses. Source Wikipédia
    En 2016, l’artiste britannique Anish Kapoor dépose le brevet de l’ultranoir : ce noir profond qui absorbe la lumière. Il peut de manière incroyable transformer une surface noire en trou.
Edward STEICHEN, Portrait de Rodin, 1900-1903

Questionnement(s) :

  • La représentation ; images, réalité et fiction : la ressemblance – le dispositif de représentation.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
  • Exploiter des informations et de la documentation, notamment iconique, pour servir un projet de création.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :

  • Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
  • Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité (D1, D3, D5) :

  • Dire avec un vocabulaire approprié ce que l’on fait, ressent, imagine, observe, analyse ; s’exprimer pour soutenir des intentions artistiques ou une interprétation d’œuvre.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine