Signe le paysage

Laissez une trace dans le paysage. Prenez une photographie de votre intervention artistique en choisissant le point de vue et l’angle qui le mettra en valeur.

Comment l’espace naturel peut-il devenir œuvre ?
(cf. Signer le paysage, académie de Grenoble)

Références possibles :

  • Richard LONG, A line made by walking, 1967, Angleterre, Land Art*
  • Michael HEIZER, Nine Nevada Depressions/Rift (Crevasse) n°1, 1968, 1500 kg de terre, 158×4,5×3 mètres
  • Denis OPPENHEIM, Annual Rings, 1968, frontière États-Unis/Canada, 45,7×60,9 m, États-Unis, 13h30, Canada, 14h30
  • Robert SMITHSON, Spiral Jetty, avril 1970, 457×4,5 mètres, Earthwork**
  • Nils UDO, Miroir, terre, eau, baies de sorbier, herbes tressées, 1999, Allemagne, photographie d’une installation éphémère

Andy GOLDSWORTHY, Out early morning calm (Calme au petit matin, tiges de polygonum poussées au fond du lac, forme achevée par son reflet), Derwent Water, Cumbria (Angleterre), 8 et 9 mars 1988,

Andy Goldsworthy travaille généralement en extérieur, avec des matériaux trouvés sur place. Il utilise quasi exclusivement des matériaux ou objets naturels (: neige, glace, feuilles d’arbres, tiges, galets, fleurs, etc.) pour ses œuvres et n’utilise généralement pas d’autres outils que ses propres mains et dents, des outils improvisés et éventuellement un opinel.
À l’instar de nombreux artistes du Land art, Goldsworthy considère ses œuvres, éphémères — le temps de dégradation pouvant varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de glace qui ne durent qu’une saison, sculptures de sable sur une plage disparaissant à la première marée, constructions de pierre ou de métal qui ne subissent qu’une entropie naturelle.
La photographie joue un rôle crucial dans son art. Andy Goldsworthy conserve les traces de ses œuvres au moyen d’épreuves photographiques en couleur dont beaucoup sont accompagnées d’un titre sous forme de légende expliquant la genèse de l’œuvre.
Son intention n’est pas « d’apposer sa marque » sur le paysage, mais de travailler instinctivement avec lui, afin que ses créations manifestent un contact en harmonie avec le monde naturel.
« Mouvement, changement, lumière, croissance et altération sont l’âme de la nature, les énergies que j’essaie de faire passer à travers mon travail ».
(source Wikipédia)

* Land art : mouvement artistique dont les protagonistes interviennent directement sur le paysage comme matière première en y imprimant des marques souvent éphémères. L’œuvre se développe par étapes : projet, préparations, action, traces de l’action

** Earthwork, littéralement terrassement, est un terme anglais utilisé pour désigner une œuvre d’art créée dans la nature et dont le matériel de base est la terre. Alors que Land art désigne l’ensemble du courant artistique qui utilise la nature comme matériau, « earthworks » s’applique surtout pour les œuvres des artistes américains qui ont utilisé les déserts du sud-ouest pour lancer des projets utilisant de gros moyens techniques et laissant une trace définitive dans le paysage.


  • Questionnement :
    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : l’expérience sensible de l’espace de l’œuvre.
  • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique.
  • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
    Établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine