Un vêtement pour

Comme prolongation ou limite du corps, créer un vêtement pour (au choix) :

  • s’engager,
  • dénoncer,
  • se révolter,
  • manifester,
  • résister,
  • survivre.

La réalisation dépasse la fonction usuelle du vêtement pour affirmer votre revendication.

Vêtement : objet fabriqué pour couvrir le corps humain le cacher, le protéger, le parer.

Références possibles :

  • Sonia DELAUNAY, costume pour les « Ballets Russes », 1909-1911
  • Pablo PICASSO, costume « Parade », 1917
  • Hugo BALL, Karawana, 1917, performance
  • Sophie TAEUBER-ARP, costumes dada d’inspiration Hopi, 1922
  • Erwin WURM, One Minute Sculpture, 1998, photographie
  • Nicole TRAN BA VANG, Collection Printemps/Été 2001, photographie
  • Zhang HUAN, My New York, 2002, performance
  • Daniel FIRMAN, Esther, 2004, installation
  • Nicole DEXTRAS, Camellia Countessa/Weedrobe, 2011, photographie
  • Elisabeth LECOURT, Le Trèfle à 4 Feuilles et le Lutin Blanc, Dublin Ireland
    Historic City Plan map, rep. 1797 Signed and sealed E.L Elisabeth Lecourt, 2012

    841 x 594 x 30 mm


Lucy + Jorge ORTA, Refuge Wear – Anticipation Accessory, 2003, Military surplus flask pouches, sleeping bag, 230 x 70 x 25 cm

Refuge Wear (1992-98) sont des abris et des architectures provisoires qui peuvent être transformés en vêtements, pour offrir une protection dans des circonstances difficiles et un abri lors de situations d’urgence (: la série fut initiée lors de la première Guerre du Golfe qui a entraîné l’effondrement des marchés financiers et la récession économique).

Ces vêtements refuges sont des habitats portatifs qui se transforment en anoraks et sacs à dos, conçus pour le confort de la personne et la mobilité des populations nomades. La transformation de l’abri en vêtement et inversement est essentielle au concept de liberté de mouvement, de libre arbitre ou de choix, de nouvelles relations et nouveaux échanges culturels, de l’homo mobilis.

Pendant les années 90, Lucy et Jorge ORTA ont organisé une série d’interventions pour défier des actes de disparition sociale et donner aux populations invisibles une visibilité nouvelle. Des espaces urbains périphériques comme les squats, les gares, les chantiers immobiliers, les ponts et passages souterrains furent choisis comme scènes pour des happenings simultanés. Ces interventions – avertisseurs, sonneries d’alarme, sifflets de détresse – mettent au jour des problèmes sociaux que les médias ignoraient alors.

Source : https://www.studio-orta.com




Jana STERBAK, Vanitas: robe de chair pour albinos anorexique, 1987
Viande de bœuf crue cousue sur mannequin en métal, cette robe doit être confectionnée à chaque nouvelle présentation afin qu’il soit donné à voir le processus de vieillissement.
Jana Sterbak est une artiste multidisciplinaire qui a travaillé la sculpture, l’installation, la photographie, la vidéo et la performance. Son travail explore des thèmes autour du corps, du désir, de la mortalité, de la technologie, du pouvoir et du contrôle.


Lady Gaga au MTV VMA, 2010 – Lisa Goes Gaga, Les Simpson, Saison 23, Ép 22


I Want You to Feel the Way I Do, 1984



Melanie BONAJO, Furniture Bondage,  2011, photographie


Jan FABRE, Mur de la montée des anges, 1993, robe en scarabée


Javier PÉREZ, Rester à l’intérieur, 1995, crin de cheval, tissu


Javier PÉREZ, Habits, 1996, tissu, bois, vers à soie, papillons et projection vidéo


  • Questionnements :
    La représentation ; images, réalité et fiction : l’autonomie de l’œuvre d’art, les modalités de son autoréférenciation.
    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : les représentations et statuts de l’objet en art.
  • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu.
    Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique.
  • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
    Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
  • S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3, D5) :
    Porter un regard curieux et avisé sur son environnement artistique et culturel, proche et lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine