100 Years Later

Projetez-vous 100 ans (XXIIe siècle) et imaginez (dessinez) la relique d’un objet usuel d’aujourd’hui. Puis réalisez cet objet fossilisé.

Remarques :
La langue française use du terme « relique » dans d’autres acceptions que strictement religieuses.
Dans le langage littéraire, il désigne (seulement au pluriel) « les débris de quelque chose de grand » (définition de Littré). Ce sens s’appuie directement sur l’étymologie sans passer par le sens usuel du mot, c’est un pur latinisme.
Reliques dites d’affection. Il s’agit d’objets auxquels on accorde moralement un grand prix, tels que la boucle de cheveux d’une personne aimée. À l’époque romantique, on a usé de véritables reliquaires personnels pour conserver ce type d’objets. Ce sens s’appuie sur l’analogie, par extension du sens le plus usuel du mot.
On parle aussi de reliques pour désigner les objets que détiennent et vénèrent les fans d’une vedette à laquelle ils vouent un véritable culte, tel que le maillot qui a été porté par un grand joueur. Cet emploi est métaphorique.
Dans les jeux de rôle en vogue depuis la fin du XXe siècle, le mot « relique » désigne toutes sortes de talismans censés accroître les pouvoirs magiques du personnage dont on joue le rôle. (source Wikipédia)

Avec son projet 100 Years Later, l’artiste japonais Maico Akiba transforme les objets du quotidien en vestiges du passé. Avec un processus de vieillissement méticuleux, Maico Akiba ajoute rouille, mousses, moisissures et traces du temps, transformant nos smartphones, claviers et souris, lecteurs MP3, calculatrices, chaussures, montres, appareils photo, en objets d’un autre temps.


Dr. Martens, 100 Years Later, Maico Akiba, 2011