Civilisation disparue

Dessinez puis réalisez un ensemble d’objets ayant appartenu à une civilisation oubliée.
Dans un second temps, vous proposerez une mise en scène d’exposition de cette collection.

Références artistiques :

  • Christian Boltanski : Reconstitution, essai de reconstitution en pâte à modeler le 12/11/70 des pantoufles dont se servait Christian Boltanski entre 1949 et 1951, 1970, tiroir métallique, grillage, pâte à modeler et matériaux divers, 39 x 60 x 13 cm. Musée d’art moderne de Saint-ÉtiennernMétropole.
  • Anne et Patrick Poirier : Colonne, 1984, béton poli, 4 tronçons debout de 10 m de haut et 4 tronçons effondrés. Autoroute Clermont-Ferrand – Saint-Étienne, aire de Suchères.
  • Ciaudio Parmiggiani : Terra, 1989, boule ensevelie dans le jardin du Palais des Beaux-Arts de Lyon, terre cuite, diamètre de 75 cm, MOCA, Lyon.
  • Photographies d’expositions.

  • Exposition 0.10, galerie d’art Dobychina à Saint-Pétersbourg, 1915-1916
  • Cabinet de curiosité, l’appartement d’André Breton
  • Collections d’antiquités romaines au Musée du Louvre
  • 9/11 Memorial Muséum, New York

Buste de femme : Ariane, début du IIIe siècle av J.C., hauteur 61 cm. Musée du Louvre, Paris.
Longtemps demeuré dans l’oubli, ce buste féminin trouvé à Faléries, à une cinquantaine de kilomètres de Rome, a été reconnu récemment comme un chef-d’œuvre de la sculpture étrusque en terre cuite. Créé au début du IIIe siècle av. J.-C., il s’inscrit dans la tradition des sculptures grecques de l’époque classique. La jeune femme, peut-être Ariane, voilée et couronnée de pampres et de feuilles de vigne appartenait sans doute à un groupe cultuel figurant ses noces avec Dionysos.


Ulysse attaché au mât du navire les sirènes, vase (appelé stamnos) grec (Ve siècle av. J.-C.) à figures rouges de Vulci, hauteur 35,5 cm, British Museum, Londres, Grande-Bretagne

La mer est représentée par une bande étroite au premier plan au contour ondulé. Ce navire se déplace vers la gauche, six rames sont visibles sur le côté bâbord ; les têtes et les épaules de cinq rameurs barbus sont visibles au-dessus du plat-bord ; les quatrième et cinquième sont assis sur le même banc ; les rameurs des deuxième et cinquième rames ne sont pas représentés.
Très haut sur le pont arrière se trouve le timonier entre les deux rames directrices, qui travaillent sur les cordages : avec sa main gauche il dirige, son bras droit lui est tendu  et sa bouche ouverte, comme s’il encourageait les rameurs. Il est barbu et a un himation autour de la partie inférieure de son corps. Ce personnage et les deux premiers rameurs sont couronnés, les autres rameurs ont un filet sur les cheveux.

Sur la poupe, un morceau de draperie décorée avec des croix est suspendu (comme une enseigne). La proue est formée comme le museau d’un sanglier, avec un grand œil de forme archaïque peint en noir. Au-dessus se forment une partie surélevée ou un gaillard fait de longerons croisés, qui atteignent le mât. Près du sommet est la tête de mât, probablement en métal, comme elle est ombragée différemment du reste, avec deux œillets saillants dans lesquels passent les drisses de course. La vergue portant la voile attachée, est hissée au sommet du mât, dans une position oblique par rapport à la quille, et est maintenue en position par deux anneaux. La voile est carguée sur toute sa longueur, les cordes de mâts de charge indiqués par des lignes brunes ici et là sur la voile, sont attachées sur le pont à la portée de l’homme de barre.

Ulysse, auréolé et barbu, est attaché contre le bas du mât, face à la poupe. Sa tête est renversée en arrière, regardant vers le haut vers les sirènes.

De chaque côté de la scène, un promontoire rocheux jaillit de la mer, avec une sirène debout sur le dessus. Les sirènes sont représentées comme des oiseaux à tête de femme : les cheveux bouclés tenus par un serre-tête, une seule tresse à côté de l’oreille (parotides), leurs lèvres légèrement entrouvertes , comme lors d’un chant. L’une sur la gauche déploie ses ailes : sur elles il est inscrit ΗΙΜEPΟΠΑ. L’autre sur la droite tient ses ailes repliées. En face d’elle, une troisième sirène se jette du bord de la falaise, et tombe tête baissée, les yeux fermés, comme morte.

La partie non photographiée du stamnos représente Trois Érotes survolant la mer.