Couleur en soi

« J’ai choisi cette couleur et je le montre bien ! »

#monochrome #contraste #dispositif #présentation

Réalisez un dispositif* plastique porteur de sens qui fera clairement comprendre la couleur que vous avez sélectionnée.

*Ensemble des moyens mis en œuvre dans un but particulier.

Questions

Comment pouvons-nous créer du sens en mettant en regard et en espace une couleur ? De quelle manière pouvez-vous prendre en compte le spectateur dans l’effet recherché ? Dans quelle mesure la sensation colorée, les qualités physiques de la matière colorée, les effets induits par les usages influent-ils la perception du spectateur ?

Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007,
photographie couleur, 150 x 120 cm

Références artistiques possibles

  • Pablo PICASSO, La Tragédie, 1903, huile sur panneau, 105 x 69 cm
  • Kasimir MALEVITCH, Carré blanc sur fond blanc, 1918, huile sur toile, 79,4 x 79,4 cm
  • Josef ALBERS, Affectionate (Homage to the Square), 1954, huile sur Isorel, 81 x 81 cm, Centre Pompidou, Paris
  • Yves KLEIN, IKB 79, 1959, acrylique sur panneau, 139,7 x 119,7 x 3,2 cm, Tate Modern, Londres
  • Dan FLAVIN, Greens crossing greens (to Piet Mondrian who lacked green), 1966, installation, tubes fluorescents verts, Solomon R. Guggenheim Museum, NY
  • Tony CRAGG, Blue Horn (Axt), 1982, installation d’une quarantaine d’objets peints, dimensions variables : 175 x 360 x 470 cm
  • Anish KAPOOR, Mother as Mountain, 1985, bois, gesso et pigment, 140 x 275 x 105 cm
  • Pierre SOULAGES, Peinture, 1985, huile sur toile, 324 x 362 cm, Centre Pompidou, Paris
  • Daniel BUREN, Le temps d’une œuvre, installation, Biennale de Lyon, 2005
  • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, 7 projecteurs de lumière, brume artificielle, dimensions variables : 360-400 cm
  • Philippe RAMETTE, Objet à voir le monde en détail, 2007, photographie couleur, 150 x 120 cm
  • Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation, projecteurs, machine à brouillard, dimensions variables, MNAM, Paris
  • Olafur ELIASSON, Colour Activity House, 2010, installation à Kanazawa, Japon
  • James TURRELL, Breathing Light, 2013, installation, LED, dimensions variables, Los Angeles County Museum of Art
  • Wolfgang LAIB, Pollen de pin, installation in situ, 120 x 130 cm, Buchmann Galerie, Basel 2018
Ann Veronica JANSSENS, Rose, 2007, installation

Questionnement(s)

  • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la mise en regard et en espace – la prise en compte du spectateur, de l’effet recherché.
  • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5)

  • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.

Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D5)

  • Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique.
  • Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur.

S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs, établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir l’altérité (D1, D3)

  • Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe.

Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art (D1, D3, D5)

  • Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée.

* D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


À propos des contrastes colorés

Johannes Itten, professeur au Bauhaus, définit 7 effets de contrastes différents :

  1. Le contraste de la couleur en soi : il a lieu lorsque les couleurs pures sont utilisées dans une composition de couleurs. Le blanc et le noir peuvent intensifier l’effet vivace.
  2. Le contraste clair-obscur : il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.
  3. Le contraste chaud-froid : on obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.
  4. Le contraste des complémentaires : dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.
  5. Le contraste simultané : son effet repose sur la loi des complémentaires, selon laquelle chaque couleur pure attire physiologiquement la couleur opposée. Si cette couleur n’existe pas, l’œil crée simultanément la couleur complémentaire. Un vert intense transformera un gris neutre situé à côté de lui en un gris rougeâtre, le même gris neutre situé à côté d’un rouge intense apparaîtra gris verdâtre.
  6. Le contraste de qualité : il consiste en une opposition de couleurs brillantes et mates. On les rend opaques avec du noir, du blanc, du gris ou des couleurs complémentaires.
  7. Le contraste de quantité : il repose sur l’opposition de différentes grandes surfaces de couleur.