De la couleur

Réalisez deux représentations en couleur des objets posés devant vous : l’une sera éteinte (sans émotion, sans intensité) et l’autre éclatante (vif, voyant, lumineux).
Un travail à la gouache est à privilégier.

Une nature morte est un genre artistique, principalement pictural (: relatif à la peinture artistique) qui représente des éléments inanimés (aliments, gibiers, fruits, fleurs, objets divers) organisés d’une certaine manière dans le cadre défini par l’artiste, souvent dans une intention symbolique.

Nuance : légère différence de la couleur.
Ton : couleur considérée du point de vue de son intensité lumineuse et de son degré de saturation ou par rapport à l’impression qu’elle produit.
Valeur : degré de clarté d’un ton par rapport à un autre ton.
Contraste : effet produit par la juxtaposition de deux couleurs qui s’opposent ; opposition entre deux ou plusieurs choses, mise en évidence et soulignée par leur rapprochement, leur mise en relation.
Dégradé : modification progressive d’une couleur, d’un éclairage.
Camaïeu : qui n’utilise que les diverses nuances d’une même couleur.
Monochrome : qui comporte une seule couleur.
Polychrome : qui a plusieurs couleurs.

Références artistiques possibles :

  • Édouard MANET, Nature morte au melon et aux pêches, 1866, huile sur toile, 69 x 92 cm, National Gallery of Art, Washington DC, USA
  • Edvard MUNCH, Two Women on the Shore, 1898, estampe
  • Ernst Ludwig KIRCHNER, Maisons à Dresde, 1909, huile sur toile, 56 x 90 cm
  • Vincent VAN GOGH, Le Café de nuit, 1888, huile sur toile, 72 x 92 cm
  • Georges SEURAT, Un dimanche après-midi à l’île la Grande-Jatte, 1884,
    huile sur toile, 207 x 308 cm
  • Paul SIGNAC, Portrait de Félix Fénéon, 1890, huile sur métal, 74 x 93 cm
  • Pablo PICASSO, La Tragédie, 1869, huile sur panneau, 1045 x 69 cm
  • Robert DELAUNAY, Drame politique, 1914, huile et collage sur carton, 87 x 67 cm
  • Henri MATISSE, Les Bêtes de la mer, 1950, papiers collés, 295 x 154 cm
  • Andy WARHOL, Double Self Portrait, 1967, sérigraphie sur toile, 193 x 193 cm (x2) (en bandeau)
Edvard MUNCH, Two Women on the Shore, 1898, bois gravé, MoMA, NY
Paul SIGNAC, Portrait de Félix Fénéon, 1890, huile sur métal, 74 x 93 cm, MoMA, NY

À propos des contrastes

Johannes Itten, professeur au Bauhaus définit sept effets de contrastes différents :

1. Le contraste de la couleur en soi :
Il a lieu lorsque les couleurs pures sont utilisées dans une composition de couleurs. Le blanc et le noir peuvent intensifier l’effet vivace.

2. Le contraste clair-obscur :
Il s’applique à l’utilisation des différentes couleurs claires et valeurs de tons. Toutes les couleurs peuvent être éclaircies par le blanc et obscurcies par le noir. Pour commencer, il faut fabriquer des échelles de tons, pour chaque couleur qui correspond à l’échelle clair-obscur.

3. Le contraste chaud-froid :
On obtient le plus grand effet avec les couleurs rouge-orangé et vert-bleu. Toutes les autres couleurs apparaissent froides ou chaudes selon qu’elles sont en contraste avec des tons chauds ou froids.

4. Le contraste des complémentaires :
Dans son cercle chromatique, les couleurs complémentaires s’opposent. Lorsqu’on mélange des couleurs complémentaires, il en résulte un noir-gris neutre. Les couleurs complémentaires, placées les unes à côté des autres, parviennent à leur plus grande luminosité et, mélangées, se détruisent pour donner un noir-gris.

5. Le contraste simultané :
Son effet repose sur la loi des complémentaires, selon laquelle chaque couleur pure attire physiologiquement la couleur opposée. Si cette couleur n’existe pas, l’oeil crée simultanément la couleur complémentaire. Un vert intense transformera un gris neutre situé à côté de lui en un gris rougeâtre, le même gris neutre situé à côté d’un rouge intense apparaîtra gris verdâtre.

6. Le contraste de qualité :
Il consiste en une opposition de couleurs brillantes et mates. On les rend opaques avec du noir, du blanc, du gris ou des couleurs complémentaires.

7. Le contraste de quantité :
Il repose sur l’opposition de différentes grandes surfaces de couleur.

Analyses sur la couleur à partir d’études, de cours et de l’Art de la couleur, Johannes Itten (1961).


Questionnement(s) :

  • La représentation plastique et les dispositifs de présentation : la ressemblance.
  • La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : la matérialité et la qualité de la couleur.

Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :

  • Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent.
  • Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…).
  • Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes.Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique.

* D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine