Gonflé

« J’aime une chose simple, mais elle doit être simple par le biais d’une complication. »
_Gertrude Stein

À partir de l’observation détaillée d’objets usuels (croquis) et des recherches effectuées au CDI concernant la place de l’objet dans les pratiques artistiques du XXe siècle, donner naissance à un nouvel objet, un objet gonflé.
Lors de la verbalisation, nous nous interrogerons sur la relation que nous entretenons avec l’objet produit d’une activité artistique et les écarts entre l’objet gonflé et son objet référent.
Ce sujet propose plus largement une réflexion sur les œuvres gonflables/ gonflées, les œuvres qui toutes abordent, sous des formes diverses, la question de l’air et du souffle.

Air Lines 2000, Le Gentil Garçon, 6m x 8m x 2m – polyéthylène, chaise en bois, ventilateur, minuterie.
Un avion en polyéthylène se gonfle et se dégonfle automatiquement toutes les quinze secondes. Ce mouvement fait décoller et atterrir une chaise de bois à l’intérieur de l’engin.
http://www.legentilgarcon.com

Références artistiques possibles :
Prière de toucher de Marcel Duchamp (1947),
Soft Toilet de Claes Oldenburg (1966),
Série Enflures de Gilles Touyard (1993),
Air Lines de Julien Amouroux (1999),
Fat Car d’Erwin Wurm (2001).

Mais aussi la bulle d’air photographiée par Patrick Tosani, le matelas de Fabrice Gygi sur lequel les plus sportifs peuvent sauter, le stand de mise en forme et de gonflette des Actives Men , les bulles de chewing-gum de Simone Decker, l’Arc de triomphe doré de Guillaume Poulain, la chemise d’air de Javier Perez et la Marylin de Lilian Bourgeat.