Mon badge

À partir de l’observation d’un objet quotidien que vous avez librement choisi, réalisez une série de croquis puis un dessin épuré qui s’apparente dans son style aux emblèmes peints étudiés en héraldique. Vous utiliserez ce dernier dessin pour créer un badge.
Soit point par point :
– Observer attentivement et dessiner plusieurs fois l’objet choisi (: croquis).
– Simplifier votre dessin. Vous utiliserez pour cela un logiciel de dessin (Flash ou Inkscape).
– Adapter-le aux règles héraldiques (stylisation et règle de contrariété des couleurs) et aux contraintes de la création du badge.

Un badge désigne différentes sortes d’insignes, macarons, écussons et objets d’identification que l’on affiche sur soi.
S’il est utilisé comme accessoire vestimentaire, son rôle est esthétique, informatif, publicitaire, voire revendicatif. Il est constitué d’un support métallique avec une épingle de sûreté sur une face et un motif, un slogan ou un sigle sur la face visible. C’est un accessoire utilisé dans la culture rock. Il a connu son plein essor dans les années 1970.

L’héraldique est l’étude des armoiries (ou armes).
L’héraldique s’est développée au  Moyen Âge dans toute l’Europe comme un système cohérent d’identification non seulement des personnes, mais aussi en partie des lignées (le blason pouvant être transmis par héritage en traduisant le degré de parenté) et des collectivités humaines, ce qui en fait un système emblématique unique en un temps où la reconnaissance et l’identification passaient rarement par l’écrit.
Les armoiries (mot toujours au pluriel) sont ce qui est représenté graphiquement sur un objet armorié (exemple : l’écu).
Les armes sont des emblèmes peints sur un écu, qui doivent pouvoir être décrites dans la langue du blason, et qui désignent quelqu’un ou quelque chose. Elles ont le même rôle qu’une marque ou un logo, ou un nom propre : elles sont la manière héraldique d’identifier, de représenter ou d’évoquer une personne, physique ou morale (maison ou famille, ville, corporation…). Les armes sont généralement considérées comme la propriété (intellectuelle) de cette personne, qui en est titulaire.
L’écu ou écusson est l’élément central et principal des armoiries, c’est le support privilégié sur lequel sont représentées les armes. Dans tous les cas, l’écu délimite graphiquement le sujet dont parle la composition, et est suffisant pour identifier des armes ou une alliance.

La création des blasons s’est dotée, dès le début, de règles plus ou moins strictes, visant à rendre l’identification efficace : lecture facile par l’emploi de couleurs franches tranchant les unes sur les autres, motifs de grande taille aux contours simplifiés facilement lisibles, et surtout unicité des armoiries.
De fait, on ne connaît qu’une seule règle qui puisse s’énoncer en termes indiscutables : Pas de métal sur métal, ni d’émail sur émail, dite règle de contrariété des couleurs [métal : or (jaune) et argent (blanc) – émail : gueules (rouge), sable (noir), azur (bleu) et sinople (vert)].
Cette volonté identitaire se traduit aussi par l’utilisation de symboles, rappels de faits marquants ou traductions de traits caractéristiques liés au possesseur (armes par allusion), ou même figuration du patronyme, n’hésitant pas devant l’à-peu-près, voire le jeu de mots (armes parlantes).