Ce n’est pas un cube

1/ Réalisez un portrait unique regroupant différents points de vue (2 ou 3) pour chaque élément du visage.
Remarques autour des productions :

– fragmentation du volume du visage,
– multiplication des angles de vue dans le même espace de représentation,
– dissolution des limites du fond et de la forme.

Ces différents points et l’introduction dans l’œuvre de détails figuratifs schématisés ou réels (lettres, collages) permettront une compréhension rapide du cubisme.

2/ Proposez la maquette d’un environnement* où le regard du spectateur se heurtera à votre vison cubiste.

Environnement : L’œuvre est conçue non pas comme un objet autonome et mobile, mais comme un ensemble aux dimensions souvent architecturales, qui propose d’immerger le spectateur dans une situation. Le fonctionnement du musée a ici un rôle clef : on construit volontiers des environnements dans ses salles, comme des décors, des tableaux en trois dimensions. Mais le principe peut aussi se retrouver dans un espace non spécifique.

Assemblage : Équivalent tridimensionnel du collage. Désigne une œuvre constituée d’éléments initialement distincts souvent de natures différentes, rendus solidaires (objets ou fragments d’objets, naturels ou manufacturés, formes façonnées, etc.). Les artistes cubistes ou dadaïstes ont popularisé ce mode de création. D’autres en ont fait le principe même de leur mode de création (Schwitters, Robert Rauschenberg, Daniel Spoerri).

Installation : Disposition de matériaux et d’éléments divers dans un espace. Œuvre ainsi obtenue.


Extrait des Dossiers pédagogiques – Centre Pompidou

Le Cubisme est sans doute le mouvement le plus décisif de l’histoire de l’art moderne. Héritant des recherches de Cézanne sur la création d’un espace pictural qui ne soit plus une simple imitation du réel, et des arts primitifs qui remettent en cause la tradition occidentale, le Cubisme bouleverse la notion de représentation dans l’art.

Le Cubisme comprend plusieurs étapes. Les protagonistes du mouvement conduisent d’abord une recherche qui pose la question de l’unité de la toile et du traitement des volumes en deux dimensions – Cubisme analytique.
Après avoir frôlé l’abstraction et l’hermétisme, les artistes réintroduisent des signes de lisibilité dans l’espace de la toile, des éléments issus du quotidien, des papiers et objets collés, orientant ainsi le Cubisme vers une réflexion esthétique sur les différents niveaux de référence au réel – Cubisme synthétique.