Extension corporelle

Créez une extension corporelle – une prothèse poétique qui modifie notre comportement et notre perception de la réalité. Inventez la fonction de cette prothèse et réalisez une photographie mettant en scène son fonctionnement.

Stelarc, connu pour ses performances d’Art corporel dans lesquelles il mêle le corps biologique à des composants électroniques ou robotiques, suivant le principe selon lequel le corps humain est obsolète.

Stelarc, de son vrai nom Stelios Arcadiou (né le 19 juin 1946 à Limassol, Chypre) est un artiste performer australien dont le travail explore le concept du corps et étend celui-ci à la technologie par des interfaces hommes-machines intégrant l’imagerie médicale, les prothèses, la robotique, les systèmes de réalités virtuelles et l’Internet.

« Nous n’avons jamais eu à l’esprit notre intégrité corporelle et nous exécutons souvent des gestes involontaires. Depuis que nous avons évolué en hominidés et avons développé la locomotion bipède, nos membres supérieurs sont devenus manipulateurs et ont permis de construire des objets façonnés, des instruments et des machines. En d’autres termes, nous avons toujours été couplés à la technologie. Nous sommes des corps de prosthèses. Nous craignons ce que nous avons toujours été et ce que nous sommes déjà devenus : des zombies et des cyborgs. »

Autres références possibles :

  • ORLAN : Self Hybridation – http://www.orlan.net/
  • Christa SOMMERE + Laurent MIGNONNEAU : Autogénèse, A-volve (1994) et Life Species (créatures virutelles en 3D qui évoluent en fonction des interventions du public) – http://www.interface.ufg.ac.at/christa-laurent/
  • Antony AZIZ & Sammy CUCHER : Dystopia (être désexualisé, autiste, sans organes sensoriels) – http://www.azizcucher.net/index_flash.html
  • Tony OURSLER : Drowning (installation vidéo, décontextualisation inquiétante, expérimentation sur le vivant) – http://www.tonyoursler.com/
  • Nicole TRAN BA VANG : Collections (photographies numériques) – http://www.tranbavang.com/
  • Michael BURTON et Michiko NITTA, AlgaCulture, 2012, http://www.burtonnitta.co.uk/Algaculture.html (photographie ci-dessous)

Michael BURTON et Michiko NITTA, AlgaCulture, 2012

  • Rebecca HORN, The Feathered Prison Fan (Prison de plumes), 1978 (ci-dessous)
  • Rebecca HORN, Finger Gloves (ci-dessous) ou Feather Fingers (Doigts de plumes), 1972
  • Rebecca HORN, Pencil Mask (Masque-crayons), 1972

Rebecca HORN, The Feathered Prison Fan

Rebecca HORN, Finger Gloves


  • Questionnements :
    La matérialité de l’œuvre ; l’objet et l’œuvre : la transformation de la matière.
  • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive.
  • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
    Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.
    Faire preuve d’autonomie, d’initiative, de responsabilité, d’engagement et d’esprit critique dans la conduite d’un projet artistique.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine


Joachim ROTTEVEEL, Vision Machines, 2011 – GALERIE MX7
Vision Machines est un ensemble de prothèses qui forcent à regarder l’art autrement. Dans ses recherches actuelles, Joachim Rottevee questionne dans cette série sur : comment les gens regardent l’art ? Est-il possible de forcer quelqu’un à vraiment voir une œuvre d’art ? Un spectateur doit-il être ouvert à un sujet critique et apprécier une peinture ?
Les œuvres réalisées pour l’exposition influencent l’espace situé entre l’observateur et l’objet d’art. Le processus de regarder l’art, et la perception elle-même, sont remis en question à travers une série d’objets et de documents photographiques. Ils révèlent la propre façon de voir du spectateur et fournissent une passerelle alternative au processus de visualisation.
Les prothèses portables sont constituées d’objets recyclés construits avec des cadres en fil de laiton et de la soudure d’argent. Les objets sont accrochés dans la galerie au niveau des yeux comme si elles étaient portées par des visiteurs invisibles. Sont également exposées des photographies de modèles qui montrent le travail.

Blinkers – Vision Machines,  Joachim ROTTEVEEL,  2011