Je regarde le monde

Extrait d’American Beauty de Sam Mendes, 2000

« Je regarde le monde »
Sous la forme d’un diptyque numérique, vous créerez un dialogue entre deux écrans vidéo pour donner à voir ce que nous ne voyons plus à force de le regarder.

« La juxtaposition de deux fragments de film ressemble plus à leur produit qu’à leur somme. » Sergei EISENSTEIN
_ Hors-cadre,Postface au Cinéma japonais de Nikolaï Kaufman, Tea-Kino-petchat, février 1929, pp. 72-92 ; Les Cahiers de l’Art, 1930, n°1 et n°2 (sous le titre Le principe cinématographique et la peinture japonaise).

Remarques :

Filmer à partir d’un téléphone permet plus que d’autres appareils vidéo de rendre visible des instants fugitifs, pris sur le vif. Une caméra vidéo classique impose la décision de filmer à un moment choisi alors que cet outil permet de filmer des moments spontanés.

Dans ce projet-là, il n’y a pas spécialement d’écriture, essayez tout de suite de répondre à la demande en faisant de petites séquences dans le genre journal extime* filmé : regarde ce que je vois, regarde ce que je fais, puis analysez-les afin de dégager un élément, une notion ou une idée qui vous serviront de lien sémantique** pour créer le dialogue avec la deuxième vidéo qui vous restera alors à filmer.

*Extime : relatif à la part d’intimité qui est volontairement rendue publique notamment par l’usage du réseau social.
** Sémantique : adj. relatif à l’étude du sens.

Aspects techniques : les contraintes de l’outil et les défauts du médium : séquence limitée, son d’une qualité moyenne, problème d’export et de postproduction… Problématique des réseaux sociaux.

Verbalisation : rappel de quelques règles à respecter (lois), téléphone comme outil de création, film en correspondance, extimité, videoblog, vocabulaire lié au cinéma…

Mots clefs : vidéo numérique, travaux d’élèves, usage du numérique (: créer, produire, traiter, exploiter des données), mise en scène, narration…


Commentaires audio de Gus Van Sant : les « non moments » dans le cinéma,
On aura tout vu, émission du 19 octobre 2007 sur France Inter.

Filmographie de Gus Van Sant : Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot (2018), The Sea of Trees (2015), Promised Land (2012), Restless (2011), Harvey Milk (2008), Paranoid Park (2007), Last Days (2004), Elephant, Palme d’or et Prix de la mise en scène au Festival de Cannes (2003), Gerry (2002), À la rencontre de Forrester (2000), Psycho (1998), Will Hunting (1997).


  • Questionnement(s) :
    La représentation ; images, réalité et fiction : le dispositif de représentation – la narration visuelle.
    L’œuvre, l’espace, l’auteur, le spectateur : la relation du corps à la production artistique – les métissages entre arts plastiques et technologies numériques.
  • Expérimenter, produire, créer (D1, D2, D4, D5) :
    Recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de création artistique. Explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique et leurs hybridations, notamment avec les pratiques numériques.
  • Mettre en œuvre un projet artistique (D2, D3, D4, D5) :
    Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs.
    Mener à terme une production individuelle dans le cadre d’un projet accompagné par le professeur.

D1 Les langages pour penser et communiquer – D2 Les méthodes et outils pour apprendre – D3 La formation de la personne et du citoyen – D4 Les systèmes naturels du monde et l’activité humaine – D5 Les représentations du monde et l’activité humaine